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Aux armes, citoyens



L’industrie de l’armement est une des plus puissantes au monde, générant près de 500 milliards de dollars (US) chaque année. À eux seuls, les États-Unis possèdent plus de la moitié du marché mondial des armes, suivi par la Chine pour 20%, le Royaume-Uni et la France. Ces quatre pays combinés totalisent 87% du marché de l’armement dans le monde.


La vente d’armes dans le monde dépasse le PIB de 4 pays sur 5 à l’échelle de la planète. C’est faramineux et indécent! Surtout si l’on considère qu’on parle ici du marché « légal », puisque ces chiffres ne tiennent pas compte des ventes d’armes sur le marché noir.


Il y a plus d’armes que de citoyens aux États-Unis, et les Américains ne sont pas près de renoncer à cette clause de leur constitution qui garantit le droit à tout citoyen de posséder une arme.


Loin de moi, l’idée de remettre en cause le bien-fondé de la chasse ou du tir sportif. Mais ce n’est qu’une fraction des armes en circulation et ça n’a jamais été au centre du problème. Comment en sommes-nous arrivés à ce que n’importe qui est en mesure de s’acheter une arme automatique ou un fusil d’assaut? Qui a vraiment besoin d’une mitraillette?


Cette semaine, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau a annoncé une nouvelle mesure relative au contrôle des armes : le gouvernement va racheter toutes les armes automatiques sur une base volontaire. En bref, ceux et celles qui désirent conserver leurs armes pourront le faire, bien qu’ils n’aient pas le droit de s’en servir … vraiment?


Sérieusement, c’est totalement ridicule! Absolument rien dans une telle mesure n’empêchera les psychopathes de perpétrer des massacres d’innocents et des tueries de masse, ou n’empêchera les criminels, le crime organisé et les gangs de rue de faire usage d’armes à feu pour commettre leurs crimes. Le seul résultat de cette mesure sera de dépenser des centaines de millions de dollars des contribuables pour racheter des armes qui n’auraient jamais dû se retrouver dans les mains de citoyens ordinaires dès le départ.


Encore une fois, notre premier ministre nous montre non seulement qu’il semble incapable de prendre des décisions responsables, mais aussi qu’il a une très forte propension à gaspiller l’argent des contribuables. Tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas une loi contre la possession d’armes de poing, d’armes semi-automatiques et de fusils d’assaut, il y aura d’innocentes victimes, des crimes raciaux ou des tueries de masse, perpétrées soi-disant au nom de la religion.


Disons-le, l’homme n’est pas le roi de la création, il est le roi des animaux, n’en déplaise aux lions. L’homme est le seul mammifère qui tue par plaisir, par haine, par conviction ou par pur intérêt. Tous les autres êtres vivants sur notre petite planète bleue le font pour se nourrir ou pour se défendre.


L’homme est un chasseur, mais il est avant tout un guerrier. Depuis le début de l’histoire de l’humanité, il ne s’est pas écoulé une seule journée sans une guerre quelque part dans le monde. Il semble que la guerre soit indissociable de la société et aussi nécessaire que l’air et l’eau l’est pour notre survie.


Comme bien d’autres, je rêve d’un monde sans guerre et sans violence, mais on ne changera pas la nature de l’homme, c’est malheureusement une des rares choses qu’on ne pourra jamais changer. Toutefois, si nous arrêtions de produire et de vendre des armes, ce serait déjà un pas de géant vers une paix mondiale. J’ai bien peur que ce soit parfaitement utopiste et rien, absolument rien n’indique que ce serait possible, même dans plusieurs siècles, voir même d’autres millénaires.


Certains diront que de bannir les armes à feu, ne changera rien à la violence et à la guerre dans le monde. Bien avant l’invention de la poudre noire, du mousquet et du célèbre Colt américain, la plupart des guerres se sont faites avec des pierres, des bâtons, des lances, des épées et des flèches. Depuis le début des temps, l’homme n’a cessé d’utiliser son génie pour développer sans cesse de meilleure façon de tuer son prochain.


Ironiquement, mis à part les virus et les extra-terrestres (pour les fans de science-fiction), le plus grand ennemi de l’homme, c’est l’homme et j’ai bien peur que ça reste ainsi pour l’éternité, du moins si l’humanité ne se détruit pas par elle-même auparavant.


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