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Le déclin du système capitaliste



Les adeptes de la mondialisation ont été séduits par les promesses de cette dernière, c’est-à-dire d’ouvrir les barrières commerciales et de permettre une meilleure répartition des richesses dans le monde. Certains diront que plusieurs pays pauvres dans le monde et particulièrement d’Asie, ont pu profiter de cette délocalisation de la production, même si les grands gagnants sont en réalité les multinationales qui, en délocalisant leur production, ont réduit considérablement leurs coûts et engrangé des milliards de dollars de revenu supplémentaire.


Produire à moindre coût augmente considérablement les profits, c’est mathématique. Nous sommes à l’aire du culte de l’actionnaire et tous les moyens sont bons pour augmenter les profits. Peu importe que ce soit des enfants, des femmes ou des vieillards qui travaillent dans des conditions inhumaines, ce sont les résultats financiers de l’entreprise et les dividendes aux actionnaires qui comptent.


Le système capitaliste et la bourse mondiale sont des systèmes qui génèrent de l’inflation et cette dernière sera tôt ou tard totalement incontrôlable. Mais le problème n’est pas l’inflation en soi, mais plutôt l’écart qu’elle creuse de plus en plus entre les riches et les pauvres. En 15 ans, un milliard de dollars en aura généré un deuxième. Avec des taux d’intérêt encore plus favorables, ce sera 3 fois plus, pour des gains atteignant plus de 3 milliards. Les intérêts s’ajoutent au capital, ce qui génère encore plus d’intérêt et ainsi de suite, c’est mathématique et tout simplement exponentiel! Nous sommes très loin du petit épargnant qui n’obtient pas un seul cent d’intérêt dans son compte d’épargne.


À l’heure actuelle, un pour cent de la population détient 44% des richesses mondiales, et dix pour cent plus de 83%. D’ici une vingtaine d’années, ce sera 5% de la population mondiale qui détiendra plus de 90% des richesses du globe. Si nous n’arrivons pas à corriger cette situation et laissons la classe moyenne disparaître, nous allons tout simplement retourner au Moyen-Âge, alors que la noblesse détenait l’ensemble des richesses et que le peuple vivait dans une grande pauvreté.


Clairement, on ne peut que constater que le fossé entre les riches et les pauvres ne cesse de se creuser. Mais attention, le système capitaliste, comme tous les autres systèmes économiques et politiques, n’est pas à l’abri d’un effondrement. Inévitablement, les systèmes finissent par s’écrouler (1989, la chute du mur de Berlin et l’effondrement du système communiste en Russie), de même que les grandes civilisations finissent par disparaître.


Nous le constatons chaque jour, le système capitaliste est fragile. L’aventure de l’entreprise « GAME STOP » la semaine dernière a souligné la fragilité du système boursier. Les dernières grandes crises économiques de 2001, 2008 et 2020 ont marqué l’histoire, mais il y a une crise économique dans le monde pratiquement chaque année et aucun pays n’est à l’abri.

Avec la pandémie de la COVID-19, les pays se sont endettés de plusieurs centaines de milliards de dollars. En 2009, la Grèce était au bord de la faillite (sauvé in extremis par l’Union Européenne). En 2015, la Chine a connu une correction boursière pour près du tiers de sa valeur (après une bulle financière l’année précédente). Le Brésil et l’Argentine sont des pays en grande difficulté financière, avec une dévaluation de leur monnaie de plus de moitié.


Bref, la croissance des inégalités sociales au fil des ans entraînera inexorablement une révolution du système capitaliste. À force de tirer sur l’élastique, il va se rompre, ça ne fait aucun doute.


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