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#TOI AUSSI

Mis à jour : 4 déc. 2020


Depuis l’affaire « Weinstein » et la création du #METOO, les dénonciations d’agressions sexuelles ou de comportements répréhensibles pleuvent et disons-le haut et fort, c’est une bonne chose. Il était grand temps que la société s’éveille à cette réalité trop longtemps ignorée et passée sous silence.

Malheureusement, notre système judiciaire est très mal adapté pour faire face à cette réalité qui n’est pas nouvelle, mais qui nous a frappé de plein fouet. C’est pourquoi plusieurs se tournent vers les réseaux sociaux pour dénoncer des comportements inappropriés. Le problème, c’est que se faisant, ils jouent les rôle de juge et bourreau.

Le jugement qu’on porte sur un événement se fait la plupart du temps en absence d’avoir pris connaissance de l’ensemble du contexte dans lequel les faits se sont produits, trop souvent on ne connaît qu’une toute petite partie de l’histoire et on a vite fait de prendre position sans connaître les deux côtés de la médaille.

Mon sentiment est que nous sommes passés d’un extrême à l’autre, autant de nombreux comportements inappropriés qui auraient dû être sanctionnés sont passés sous silence pendant de nombreuses années, autant aujourd’hui certains gestes, bien que répréhensibles, sont sanctionnés à l’extrême, c’est maintenant l’ère de la tolérance zéro.

L’expression « tué une mouche avec un bazooka » me semble approprié dans certain cas. Une seule erreur de conduite peut briser une carrière… une vie. Coupable ou non, circonstance atténuante ou pas, lorsque votre nom s’inscrit sur les réseaux sociaux, il n’y a plus de présomption d’innocence, pour l’ensemble de la société vous êtes automatiquement coupable et votre réputation est détruite à jamais.

« Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ». Qui peut se vanter d’être totalement irréprochable? Lequel d’entre nous n’a jamais posé de geste répréhensible?

Nous avons tous un squelette dans le placard.

Je ne remets pas en cause le bien-fondé de la dénonciation et nous devons nous faire un devoir de dénoncer l’inacceptable. Cependant nous devons faire preuve de discernement avant de briser des réputations et prendre conscience que le châtiment est lourd de conséquences et que c’est une sentence à vie. La peine encourue doit être adaptée à la gravité du geste, ce qui n’est pas possible avec les médias sociaux.

Avant de condamner quelqu’un à une sentence à vie, assurez-vous que les gestes posés soient proportionnels à la sentence. Personne n’est parfait, et certains encore moins que d’autres. Dénoncez OUI! Mais faites-le avec discernement.

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